Samedi après-midi, le Stade Rochelais s’est imposé sur la pelouse du CA Brive à l’occasion de la septième journée du Top 14 (6-8).
Cette rencontre a été marquée par le chambrage appuyé des supporters Corréziens à l’encontre de l’ouvreur Rochelais Jules Plisson.
Dans un mauvais jours, le joueur Rochelais a manqué plusieurs pénalités pourtant bien placées.
Il n’a cessé de se faire chambrer au cours de la rencontre, ce qui a d’ailleurs provoqué la colère du président des Maritimes : Vincent Merling. Extrait:
« Quand il est entré, le président de Brive m’a expliqué le pourquoi des choses. J’ai accepté, accepté, accepté, mais c’est devenu tellement irrespirable que je me suis mis dans la peau de Jules et j’ai quitté les tribunes en signe de protestation. Je ne pouvais pas le supporter. Comme je savais qu’il ne ferait pas tout le match, je voulais surtout être là pour l’accueillir, pour être au soutien. C’est énorme ce qu’il a vécu, c’est inadmissible. Je trouve bizarre que ce public de Brive, qui est un beau public, ait pu se rendre coupable sur un homme. On peut critiquer une équipe, mais un homme, nominativement, comme ça, c’est insupportable. Il faudra qu’on soit au soutien de Jules, car c’est très difficile pour lui. C’est un joueur du Stade Rochelais, je défendrai tous les joueurs du Stade Rochelais. »
Ce lundi après-midi, Denis Charvet et Vincent Moscato ont débattu sur ce chambrage appuyé de la part des supporters Brivistes.
Pour Vincent Moscato, c’est plutôt bon enfant. Il n’est en aucun cas choqué par l’attitude des supporters Corréziens. Extrait:
“Je trouve que ça fait partie du truc ! Ca reste bon enfant. Alors c’est vrai que Jules Plisson est un peu au fond du sceau, mais si tu t’arrêtes à cela… Pour moi, ça fait partie du truc. Alors quand ça tombe sur toi ce n’est pas très drôle surtout quand t’es buteur et que tu es en manque de confiance. Mais moi, je me suis parfois fait un peu pourrir. Ce n’est pas le même rapport, car là ils appuient là où ça fait mal. Mais Brive a besoin de tout pour gagner ! Quand ils sentent qu’un joueur est faible, ils appuient dessus. C’est la vie ! Moi, je trouve que ça reste bon enfant même si ça peut faire mal à un joueur. Dans sa tête, on sait que ce n’est pas Tyson Fury ! Et les buteurs sont vite fragilisés. Mais il le sait ! Il a du talent, et de temps en temps il se met à douter comme le font souvent les buteurs quand ils ne sont pas dans leur pourcentage. Là en plus il doit partir de La Rochelle donc il est dans une situation délicate. Mais on ne peut pas reprocher au public Briviste d’appuyer là où ça fait mal !”
Le consultant Denis Charvet est en désaccord total avec Vincent Moscato. Pour lui, c’est presque choquant. Extrait:
“Je n’ai pas envie que l’on dévie et que l’on devienne comme le foot ! Ca s’appelle le respect. Quand tu vas dans un stade dans le monde entier, le public se tait ! Quand tu vas à Londres, personne ne parle et il y a un respect mutuel qui se passe et je trouve cela formidable car ça appartient au rugby et à aucun autre sport. Si tu commences à chambrer les buteurs et à taper où ça fait mal, ça va dégénérer. Pour moi, c’est un mauvais signe et ça me choque presque ! Je connais bien le petit Plisson en plus. Je trouve que ça manque d’éducation, ça manque de tout ! Si on valide cela, on va perdre nos valeurs. Chapeau au président de Brive Simon Gillham car je pense qu’il a dû mal le vivre en tant qu’Anglais. Les Anglais ont cette qualité-là ! Les supporters sont parfois excessifs et il y a trop de passion, on le sait très bien !”